Agression entre les deux organisations de défense des maliens de l’extérieur : Le CSDM met à nu le HCME

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« Nous traiterons des attaques subies, en faisant la preuve par les faits. Le seul aspect dans lequel cette organisation a excellé, est le domaine de l’accueil et l’accompagnement des autorités publiques en déplacement dans les pays de résidence de la Diaspora ». Réplique le CSDM (Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne à une attaque, à travers la presse, du HCME (Haut Conseil des Malien de l’Extérieur).

Décidément, le CSDM et le HCME semblent lancer dans une guerre ouverte. L’alerte des conditions de la diaspora malienne en Libye, en Algérie et Mauritanie lancée par le CSDM serait la cause. Après la sortie médiatique du CSDM, le 13 juillet 2019, interpellant le gouvernement malien sur la situation chaotique  de nos compatriotes vivant aux trois pays cités, le président du HCME s’est tenu devant la presse le 16 juillet 2019 pour contredire. Cela, que « le président du CSDM, Mohamed Chérif Haïdara, aurait propagé des fausses informations…  au sujet de l’aggravation des conditions de sécurité de nos compatriotes en Libye, en Algérie et en Mauritanie ».
Pour ce faire, le CSDM a animé une conférence de presse le samedi dernier.  Il s’est dit étonné de cette attaque dont il a été victime. Au regard du haut degré de cette agressivité, riposte-t-il, nous nous sommes sentis dans l’obligation de dire, une fois pour toute, notre vérité, au sujet des activités de ce détracteur indélicat, se sentant menacé dans son existence, en raison du génie et de la vivacité du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne.
Puis en second lieu, continue le CSDM, nous traiterons des attaques subies, en faisant la preuve par les faits.
« Vous l’aurez tous relevé, qu’à chaque parution publique, cette organisation consacre plus de 2/3 de son intervention à se définir par rapport à l’Etat et ses démembrements. Ne pouvant se mettre en valeur qu’à travers ceux-ci, beaucoup d’observateurs finiront par se rendre compte que le recours régulier à l’Etat est un aveu d’impuissance, car ne pouvant exister qu’à travers lui », note le Conseil Supérieur de la Diaspora. Et de souligner : « Grace à notre détermination, le mythe longtemps entretenu autour de l’appellation ‘’ institution’’ qu’elle s’est octroyée est dynamité faisant apparaitre auprès de l’opinion son véritable statut de simple association, tout comme le CSDM et d’autres du genre ».
Pis, le CSDM met en doute la compétence du HCME. Car selon lui, « A un moment où l’Etat malien à juste titre s’est engagé dans des actions de promotion de sa Diaspora, en tant que vecteur économique, allant jusqu’à octroyer à cette organisation la reconnaissance d’utilité publique (non acquis indéfiniment car pouvant être retirée), il importe de se questionner si elle a comblé cette forte attente des autorités publique oui ou non ? »
Nous en doutons très fort, précise-t-il, car depuis sa création, « nous avons souvent assisté à l’évocation de bonnes intentions restées à chaque fois sans effet apparent ». Ce qui amène le CSDM a posé ces questions : cette organisation a-t-elle réussi le rassemblement des maliens établis à l’extérieur dont c’est la première vocation ? Non et non, affirme-t-il !  Selon lui, ils sont actuellement plus divisés que jamais. Pas un seul pays d’accueil où, en raison de son mode de gestion antidémocratique, il n’existe deux ou plus de ses structures se disputant la légalité et la légitimité. A-t-elle réussi à créer au sein de la Diaspora une dynamique pour booster l’investissement économique ?
Encore non ! Ironise une fois de plus le CSDM. D’après lui : « la seule action phare qui aurait pu permettre cela, n’a toujours pas vue le jour en raison de l’image négative qu’elle véhicule auprès de la Diaspora. Il s’agit du projet de création d’une banque par et pour les maliens établis à l’extérieur ». A-t-elle trouvé une solution collective et fiable pour résoudre l’énorme attente de la Diaspora en matière de logements ? Là encore c’est non ! répond le CSDM. Car, à l’en croire, l’expérience de la ‘’ coopérative d’habitat soutra’’, initiée en son temps, par des cadres, en son sein, n’a bénéficié d’aucune action de pérennisation et fut morte de sa belle mort.
Sur l’ensemble de ces questions d’importance, aux dires du Conseil Supérieur, le HCME n’a fait preuve d’aucune inventivité, alors que ce sont sur ces sujets là qu’elle est essentiellement attendue. Mieux, dira le CSDM, « un autre des aspects qui la confond aux yeux de la diaspora, au point de la rendre réfractaire à toutes ses actions réside dans la dérive autoritaire de son président et sa tendance marquée à vouloir toujours être du côté du prince du jour, quoi qu’il lui en coute, allant, parfois, jusqu’à contredire les règles juridiques de l’organisation dont il est garant et protecteur ».
Contrairement à son rival, le CSDM rappelle qu’il a toujours œuvré pour l’intérêt des maliens de l’extérieur et non pour défendre le gouvernement contre la diaspora. Il a cité à titre d’exemple : « depuis la création de notre organisation en septembre 2015, elle a inscrit dans ses priorités le combat pour l’élection des députés des maliens établis à l’extérieur ».
Oumar Moro : LA REDACTION DU MALI

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